A l’occasion de la Journée Nationale des Aidants le 6 octobre, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) a publié une étude qui alerte sur la dégradation de leur santé et leur besoin de répit.


Parents, enfants, conjoints, amis... Dans le Tarn, la Maison Départementale de l’Autonomie soutient et accompagne environ 6 000 proches aidants. Un chiffre largement sous-estimé : beaucoup ignorent leurs droits ou ne s’identifient pas comme aidants.

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Pourtant, ils ont plus que jamais besoin d’être soutenus afin d’éviter de lourdes conséquences sur leur santé physique et mentale.

Faire une pause : une nécessité pour près de 2 aidants sur 5

36 % des proches aidants rêvent de pouvoir souffler selon l’étude de la Drees diffusée en septembre. Cette attente devient une véritable nécessité lorsqu’ils dispensent des soins physiques ou techniques : aide au lever, au coucher, à la toilette, aux repas ou aux déplacements.

De fait, plus leur participation est importante, plus le risque de burn-out est élevé. Les aidants en ont conscience : au-delà de huit tâches différentes réalisées, les deux tiers d’entre eux aspirent à des moments de pause. En dessous de trois tâches, ils sont seulement un quart à exprimer ce souhait.

Un manque criant de solutions adaptées

En pratique, comment trouver du temps pour soi ? La moitié des aidants qui expriment un besoin de répit n’y parviennent pas suffisamment. Pire : 14 % d’entre eux ne s’arrêtent jamais.

Pour faire une coupure, les aidants s’appuient surtout sur des solutions informelles. Ils comptent d’abord sur les moments où leur proche peut rester seul (52 %) ou sur l’intervention de l’entourage et de professionnels à domicile (47 %). Seuls 21 % se tournent vers des structures d’accueil extérieures, comme les séjours en établissement spécialisé.

Plus ils s’investissent, plus leur santé se dégrade

Passer le cap des vingt heures d’aide hebdomadaire entame nettement le capital santé des aidants. Dans un tiers des pays européens, particulièrement au nord et à l’ouest, les proches les plus sollicités se jugent en moins bonne condition physique que le reste de la population. L’écart est de 4 points en France, à profil équivalent.

Le bilan s’alourdit davantage sur le plan de la santé mentale, pourtant déclarée grande cause nationale pour 2026. Alors que dans un État membre sur deux le bien-être mental recule face à la charge horaire, il y a 8 points d’écart entre les aidants et les non-aidants dans notre pays.

Avoir les bons réflexes pour éviter l’isolement

Pour éviter de basculer dans la solitude et la précarisation, les aidants tarnais peuvent notamment se tourner vers la Maison Départementale de l’Autonomie, qui pourra les accueillir et les orienter dans leurs démarches. Elle est joignable au 05 81 27 70 07.

Plusieurs solutions de répit existent sur le territoire pour répondre aux besoins de chacun :

  • Les plateformes d’accompagnement et de répit du Tarn,

  • L’hébergement temporaire en sortie d’hospitalisation ou l’accueil de nuit en Ehpad,

  • Les unités régionales de répit et les pôles partenaires aidants.


Par Nathalie Anjou