Le virus du chikungunya continue de se propager dans le département. Suite à la détection de deux cas autochtones ayant séjourné dans les communes de Mazamet et Labastide-Rouairoux, une nouvelle opération de démoustication est prévue cette nuit, du 13 au 14 août, entre 23 h et 6 h.
Dans le cadre du plan national anti-dissémination des virus du chikungunya, de la dengue et du Zika, la préfecture a lancé plusieurs opérations ciblées au cours de cet été. Les traitements, qui visent à éradiquer le moustique tigre, vecteur de la maladie, sont réalisés autour des lieux de séjour des cas par une entreprise spécialisée. Le processus s’effectue à partir d’un véhicule pick-up et peut être complété par un passage pédestre.
Les habitants de la zone concernée ont été informés par un flyer distribué dans leurs boîtes aux lettres. Comme pour les autres opérations, les insecticides utilisés sont les mêmes produits que ceux trouvables en vente libre. Il est toujours conseillé aux habitants de garder leurs portes et fenêtres fermées, de rentrer leurs animaux et de couvrir les bassins et bacs à sable pendant la pulvérisation. Celle-ci terminée, l’ARS recommande de rincer à l’eau le mobilier de jardin ainsi que les produits potagers.
Le moustique tigre, loin d’être un nouvel arrivant
Le moustique, toutes espèces confondues, demeure l’animal le plus meurtrier de la planète, avec entre 725 000 et 800 000 décès chaque année. Le moustique tigre, scientifiquement appelé _Aedes albopictus_, est un insecte originaire d’Asie du Sud-Est. Vecteur de maladies virales comme la dengue, le Zika ou le chikungunya, il provoque plusieurs milliers de décès chaque année à l’échelle mondiale. Il est détecté en France pour la première fois en 2004, dans le département des Alpes-Maritimes. Depuis, l’ensemble du territoire est concerné par les maladies qu’il peut transmettre. La région Occitanie est particulièrement concernée, car tous ses départements sont considérés comme colonisés.
Le virus du chikungunya se manifeste généralement par une forte fièvre (plus de 38,5 °C) et des maux de tête, accompagnés de douleurs articulaires. En langue makondée, le chikungunya se traduit par « qui marche courbé en avant », en référence à ces douleurs. Les autres signes fréquents sont des nausées, des éruptions cutanées ainsi qu’une conjonctivite. La période d’incubation après une piqûre de moustique tigre peut aller de 4 à 7 jours. En l’absence de thérapie ciblée, le traitement est symptomatique, les anti-inflammatoires étant en première ligne.
Bien qu’énormément d’infections soient asymptomatiques, le virus peut mener à une hospitalisation dans les cas les plus graves. Si vous présentez des signes de la maladie, rapprochez-vous de votre médecin traitant ou, à défaut, contactez le SAMU au 15.
Par Lola Schwal