Les 19 et 20 septembre, à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, la Fondation Bon Sauveur d’Alby ouvre une fois de plus ses portes. D’un mystérieux ruisseau au cœur même du Château à son par son lien avec la culture du pastel, la fondation nous invite à découvrir tous ses secrets !
Il n’est aujourd’hui pas simple d’identifier, au milieu des bâtiments qui composent la Fondation Bon Sauveur d’Alby, ce qui fut un jour une résidence secondaire des évêques de la ville, et que le cardinal de Bernis préféra même au Palais de la Berbie. Il faut dire que le domaine, qui aurait été surnommé le « petit Versailles », s’étendait sur 8 hectares et abritait de beaux jardins à la française. Progressivement détruit au fil des années, le domaine conserve toutefois certains vestiges de sa construction originelle, parmi lesquels les caves du palais. Durant la Révolution française, la propriété est vendue. Elle abritera un temps l’école impériale du pastel.
1832 : naissance de la Fondation
Il faudra attendre 1832 pour voir y naître la fondation, aujourd’hui connue des albigeois pour son accompagnement des personnes atteintes de troubles psychiques et de handicaps sensoriels. Cette même fondation ouvrira gratuitement ses portes, à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, les 19 et 20 septembre prochains, entre 10h et 16h.
La psychiatrie, entre art et histoire
Au cours de ces journées, ce sont tous les vestiges de l’histoire du domaine qui seront à découvrir. À l’image de ce mystérieux ruisseau, caché sous la rotonde, qu’il est aujourd’hui encore possible d’entendre. Ou encore l’histoire du pastel au sein du château, à découvrir dans le cadre d’une exposition. La psychiatrie, raison d’être de la Fondation, sera également mise à l’honneur, avec pour ambition de la rendre plus accessible et de contribuer à dédramatiser le sujet. Une exposition sur le l’histoire du lieu ainsi que celle de la psychiatrie sera également proposée. Les œuvres artistiques des patients seront quant à elles à retrouver au musée Benjamin Pailhas, du nom de celui qui fut à partir de 1898 le médecin en chef de la Fondation, et qui œuvra au développement des activités artistiques des patients.
Par Valentin Mena Belbecir
